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Emile Louis

Emile Louis "Les Disparues de L'Yonne"

Mis en ligne le 26/11/2008 - 20H28
France - 1970 à, 1990
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Tueur en série français, Emile Louis a été condamné, plus de 20 ans après les faits, pour l'enlèvement et l'assassinat des 7 "disparues de l'Yonne"

Date de naissance : 21 janvier 1934

Lieux de naissance : Pontigny (Yonne)

Terrain de chasse : Région de l'Yonne

Le mode opératoire : Profite de son métier (conducteur de bus) pour enlever, tuer et abandonner les corps de jeunes filles mentalement déficientes

Nombre des Victimes : 7 jeunes filles

Jugement Le 25 Novembre, après 11 ans de procédure, il est condamné pour viols et meurtres des 7 disparues de l’Yonne à la réclusion criminelle à perpétuité avec peine de sûreté de 18 ans.

Le résumé des faits :

Après avoir avoué ses crimes en 2000 puis s’être rétracté, Emile Louis a été condamné en novembre 2004 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 18 ans pour le meurtre des 7 « disparues de l’Yonne ».

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Emile Louis est né à Pontigny le 21 janvier 1934. Abandonné à la naissance, il est recueilli par la DDASS puis par une famille d’accueil.

Il apprendra à 14 ans la vérité sur les circonstances de son adoption par son père un maçon-fossoyeur et sa mère qui ne lui aura jamais vraiment montré d’amour.

Après avoir séjourné dans un centre pour délinquant où il sera violé, Emile Louis obtient son certificat d’étude et décide de s’engager dans la légion étrangère. Il partira faire la guerre en Indochine pendant 2 ans durant lesquelles il sera en charge du rapatriement des cadavres des soldats tombés au front. Il rentrera en France en héro décoré par l’armée.

A 20 ans, il épouse Chantal Delagneau avec qui il aura 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Ils resteront mariés 24 ans. Il travaille tout d’abord à la base Militaire de Varennes, se fait élire Conseiller Municipal puis  intègre une société civile de transport « les rapides de Bourgogne » où il côtoiera ses futures victimes :

- Christine Marlot (16 ans), disparue le 23 janvier 1977.
- Françoise Lemoine (19 ans), disparue en été 1977.
- Bernadette Lemoine (21 ans), disparue en 1977.
- Jacqueline Weiss (18 ans), disparue le 4 avril 1977.
- Madeleine Dejust (22 ans), disparue en juin 1977.
- Chantal Gras (18 ans), disparue le 22 avril 1977.
- Martine Renault (16 ans), disparue début 1979.

Les disparitions de ces déficientes mentales légères, pupilles de l'assistance, n’inquiéteront malheureusement pas les services sociaux ni la justice qui aura pourtant en sa possession en 1984 d'un rapport, rédigé par le gendarme Christian Jambert, accusant l'ex-chauffeur de bus.

En 1978, il se sépare de sa femme et vit avec Gilberte Binoche Lemérorel, qui disparaitra également.

En 1981, il est arrêté et condamné pour attentats à la pudeur sur des mineures de la Ddass confiées à sa compagne.

Cette même année le corps de Sylvianne Lesage, 23 ans, élevée par la concubine d’Émile Louis, est retrouvé à Rouvray, sur le lieu même où Emile Louis à l’habitude de pêcher. Il est alors inculpé, mis en examen et condamné à 4 ans de prison avant de bénéficier d'un non-lieu . Il est libéré de prison en février 1984.

Les problèmes judiciaires d’Emile Louis s’enchaineront alors. Notamment en 1983 où il sera condamné pour « atteinte à la pudeur sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité ». Il écopera de 4 ans de prison.

En 1984, le gendarme Christian Jambert, lui-même enfant de la DDASS, remet au Procureur de la République, René Meyer, un rapport qui met en cause Emile Louis et des réseaux proxénètes sadomasochistes de l’Yonne exploitant des jeunes  filles issues des services sociaux.

Le Procureur de la République choisira de ne pas suivre les indications du Gendarme et ne poursuivra pas Emile Louis. Il demande également à Christian Jambert de poursuivre l’enquête. Celui-ci, dépressif et ne supportant plus de ne pas être écouté se suicide de 2 balles dans la tête. Une seconde enquête viendra contredire le rapport officiel et conclura à un assassinat.

En avril 1992, Emile Louis sort de prison après avoir été condamné à 5 ans de prison dont 1 an avec sursis et 3 ans de mises à l’épreuve pour attentat à la pudeur avec violence.

En 1997, suite à une plainte déposée par « l’association de défense des handicapés de l’Yonne », le  Juge d’instruction Benoît Lewandowski ainsi que le Procureur de la République Jacques Cazais refusent de rouvrir le dossier pour cause de prescription.

Jacques Pradel profitera de son émission « Perdu de vue » pour mettre en avant cette affaire et aider les familles des victimes à faire avancer l’enquête.

Le 12 décembre 2000, Emile Louis avoue le meurtre des 7 disparues, il est alors placé en garde à vue. Il conduit les enquêteurs sur le lieu même où sont enterrés les corps de Jacqueline Weiss, disparue le 4 avril 1977, et de Madeleine Dejust, disparue en juillet 1977, près d'une rivière de l'Yonne.

Emile Louis avoue que les corps de Bernadette Lemoine, de sa soeur Françoise, de Martine Renault, celui de Christine Marlot et enfin de Chantal Gras devraient également être enterrés sur ce site. Malgré les recherches, ils n’ont jamais été retrouvé, probablement « par les mouvements du lit de la rivière depuis les faits », selon l’accusation.

Le 26 mars 2004, Emile Louis est condamné, en 1ère instance, à 20 ans de prison assortie d’une période de sureté des deux-tiers par le Tribunal Correctionnel de Draguignan pour « actes de torture et de barbarie sur sa seconde épouse et viols sur sa belle-fille », faits datant des années 90.

Le 17 novembre de cette même année, une amie de Jacqueline Weis confirme que cette denière, enfant de la DDASS, subissait des sévices de la part d’Emile Louis qui l’hébergeait alors à titre de famille d’accueil.

Emile Louis reconnait ensuite le viol et la séquestration d’Anne-Marie Ziegler, une voisine, qui ne porta pas plainte par peur des représailles.

Le 25 Novembre, après 11 ans de procédure, il est condamné pour viols et meurtres des 7 disparues de l’Yonne à la réclusion criminelle à perpétuité avec peine de sûreté de 18 ans. Ne pouvant payer les dommages et intérêts dus aux familles des victimes, celles-ci seront versées par la Commission d'Indémnisation des Victimes d'Infractions (CIVI) qui dédommage les parties civiles.

A ce jour, les familles des victimes cherchent encore à connaitre la vérité sur la disparition de 5 des 7 disparues.

Emile Louis se pourvoie en appel.

En 2005, sa fille avouera à travers son livre « Être la fille d'Émile Louis » avoir été violée par son père.

Emile Louis sera condamné à 30 ans de réclusion (soit 10 ans de plus qu’en première instance) pour « actes de torture et de barbarie sur sa seconde épouse et viols sur sa belle-fille » en plus de sa condamnation à perpétuité dans l’Affaire des Disparues de l’Yonne.

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